L’enveloppe, poste clé de la consommation des bâtiments
Les équipes de Phosphore se sont attachées à améliorer la performance de l’enveloppe, poste clé de la consommation du bâtiment responsable d’environ 50% de ses besoins en énergie.
Les procédés conceptuels et constructifs en matière d’architecture bioclimatique ont ici été volontairement banalisés et systématiquement appliqués à l’ensemble des bâtiments neufs virtuellement construits, et les caractéristiques de leurs façades définies en fonction de l’usage, de l’exposition et des dispositions de régulation climatique de chaque bâtiment.
Considérant un taux annuel de renouvellement du parc immobilier de moins de 1%, il est admis que la rénovation de l’existant constitue l'enjeu principal du défi énergétique dans l’habitat, qui plus est dans un contexte d'offres insuffisantes de logements en France. La rénovation énergétique des bâtiments existants a donc été largement traitée dans Phosphore 2, prioritairement par rénovations industrialisées de façade de préférence aux réfections sur mesure et ciblées visant à réduire au maximum les ponts thermiques.
Le principe de solidarité énergétique® initié dans Phosphore 1 a ici trouvé tout son sens, le bâtiment neuf devenant une centrale énergétique de proximité, au profit des bâtiments avoisinants.
La solidarité énergétique®
Chaque bâtiment, selon sa nature, sa dimension et son positionnement, a un profil et un potentiel différent en matière de performance énergétique. Si des constructions neuves permettent de produire d’avantage d’énergie qu’elles n’en consomment, la majorité du bâti existant dispose d'un potentiel limité en matière de rénovation énergétique et sera toujours débiteur en énergie.
Avec un taux annuel de renouvellement du parc immobilier de près de 1%, la priorité à court et moyen terme reste le traitement énergétique du parc existant. Les équipes de Phosphore ont choisi d’écarter l’approche individuelle, jugée contre-productive, au profit d'une démarche systémique de solidarité énergétique® ; mutualisant de ce fait les consommations et la production d’énergie à l’échelle d’une ville.
